faire entrer un religieux dans un monastère
J’ai 70 ans et j’aimerais entrer dans un monastère, est-ce possible ? », « Jeune retraitée, j’aimerais faire une retraite d’un an dans une communauté religieuse, où puis-je aller ?Voici des questions récurrentes posées par les internautes sur Croire.com.. Nous avons demandé l’éclairage d’Anne-Marie Grapton, religieuse de la Providence de la Pommeraye, et du
Lemonastère, en quelques mots. Le Monastère de Magnolia Grove est à la fois un monastère résidentiel et un centre de pratique de la pleine conscience dans la tradition du Village des Pruniers, qui a été fondé par le Maître Zen Thich Nhat Hanh en 2005, à Batesville, dans le Mississippi. Aujourd’hui, plus de trente disciples
Dansun rapport entre le nombre d’effectifs et le nombre de monastères par province, ce sont les provinces de Vientiane, Luang Prabang et Champassak qui comportent le plus de moines et novices par monastère. Les deux universités bouddhiques du pays, Vat Ongteu à Vientiane et l’université de Champassak, respectent des quotas leur permettant d’accueillir environ 200
Sivous êtes non croyant et que vous souhaitez réaliser une retraite spirituelle dans un lieu religieux : un monastère, une abbaye, un ashram ou autres. Je vous conseille de prendre contact avec le responsable des retraitants en expliquant simplement votre démarche.
FaireEntrer Un Religieux Dans Un Monastère: CLOITRER : Solidarité Féminine: SORORITE: Réunion Entre Spécialistes: COLLOQUE: A venir. Planete Terre Sous l'océan Sous L Ocean Inventions Saisons Cirque Transports Arts Culinaires Sports Egypte Antique Parc D Attraction Parc d'attraction Moyen Âge Paris Casino Bibliothèque
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Lorsque vous visitez la Grèce, ily a un lieu que vous ne devez manquer sous aucun prétexte Il s’agit des monastères des sont situés dans la préfecture de Thessalie en Grèce centrale et c’est vraiment un endroit à la beauté également l’un des complexes religieux les plus importants du pays. Lorsque vous vous approchezde la ville de Kalambaka, qui est la ville la plus grande la plus proche des Météores, vous apercevez un ensemble d’immenses piliers en grès qui s’élancent vers le ciel. Au-dessus de ceux-ci, vous verrez les célèbres monastères. Permettez-moi de vous relater quelques anecdotes historiques à leur neuvième siècle après un groupe de moines s’est installé dans la zone et a vécu dans les grottes surplombant les masses rocheuses. Ils recherchaient une solitude totale. Au cours des 11ème et 12ème siècles après un État Monastique fut crée dans cette zone. Au début du 14è siècle on trouvait plus de 20 monastères aux Météores. Aujourd’hui, seuls 6 sont survécus et sont ouverts au public. Avertissement Cet article contient des liens signifie que si vous cliquez sur certains liens et que vous achetez par la suite un produit ou un service, je percevrais une petite commission. Comment se rendre aux MétéoresLes monastères des MétéoresOù séjourner à Météores KalampakaOù se restaurer dans les Météores Comment se rendre aux Météores Il existe plusieurs façons de se rendre sur les lieux Les visites guidées Il existe un bon nombre d’excursions d’une journée au départ d’Athènes ou d’autres grandes villes grecques dans lesquelles une escale aux monastères des Météores est incluse. Excursions conseillées depuis Athènes Par le train Veuillez prendre en compte le fait que les trains ne sont pas toujours à l’heure en Grèce – Plus d’informations à propos de cette excursionSi vous avez un peu plus de temps à votre disposition vous pouvez facilement combiner Delphes et les Météores avec ce voyage de 2 jours – Plus d’informations sur cette excursionPrendre un taxi Vous pouvez également engager un taxi pour un ou plusieurs jours afin de vous conduire sur les destinations touristiques ainsi qu’au Météores. Louer une voiture Vous pouvez louer un véhicule et vous rendre seul aux monastères des Météores depuis n’importe quelle ville du pays. Vous n’aurez besoin que d’un GPS ou de l’application google maps installée sur votre smartphone. Il faut compter 360 km depuis Athènes et 240 Km depuis Thessalonique Prendre le train Vous pouvez prendre le train au départ d’ Athènes ou de la plupart d’autres grandes villes grecques jusqu’à la ville la plus proche des Météores Kalampaka. Si vous souhaitez des informations complémentaires sur les itinéraires et les horaires, cliquez ici. Par les transports en commun ktel Vous pouvez prendre le bus depuis de nombreuses villes réparties sur tout le territoire comme Athènes, Thessalonique, Volos, Ioannina, Patras, Delphes et prendre la correspondance vers Kalampaka. Pour des informations complémentaires sur les itinéraires et horaires, cliquez ici Une fois que vous aurez atteint la ville de Kalampaka vous aurez le choix entre prendre un taxi pour vous rendre aux monastères, faire une randonnée ou réserver l’une des nombreuses visites guidées proposées par Meteora Thrones Travel Center. Comme je l’ai déjà précisé, il ne reste que 6 monastères en activité. Je suis parvenue à en découvrir 5 sur les 6 lors de ma dernière visite, car le sixième était fermé durant les deux jours de mon séjour. Le monastère du Grand Météore Le monastère du Grand Météore a été fondé au 14ème siècle après par un moine originaire du Mont Athos; Il est aujourd’hui le plus ancien, le plus grand et le plus haut 615 mètres d’altitude des 6 monastères encore en peut y découvrir beaucoup de choses l’enceinte de l’église de la Transfiguration, il y a par exemple des icônes et des fresques datant du 14ème au 16ème siècle. On y trouve également un très beau musée ouvert au public, les cuisines du monastère, les caves à vins et la sacristie dans laquelle sont entassés et conservés les ossements des anciens résidents. Jours et heures d’ouvertureDu 1er Avril au 31 Octobre le monastère est fermé le mardi. Heures de visite 0900 – 1700. Du 1er Novembre au 31 Mars le monastère est fermé le mardi et le Mercredi. Heures de visite 0900 – 1500. Le monastère de la Sainte Trinité Le monastère de la Sainte Trinité est très connu, grâce à son apparition dans le film de James Bond Rien que pour vos yeux ». Malheureusement, c’est le seul que je n’ai pas pu visiter car il était fermé durant mon séjour. Il a été érigé au 14ème siècle et jusqu’en 1925 son accès ne pouvait se faire que par un système de treuillage; les fournitures étaient acheminées par paniers. Après 1925, 140 marches ont été sculptées dans la pierre le rendant beaucoup plus accessible. Ce monastère a été pillé durant la Seconde Guerre mondiale et tous ses trésors ont été emportés par les Allemands. On y trouve néanmoins quelques fresques des 17ème et 18èmes siècles qui valent le détour et un évangile avec une couverture d’argent imprimé à Venise en 1539 qui a échappé au pillage. Jours et horaires d’ouvertureDu 1er Avril au 31 Octobrele monastère est fermé le jeudi. Heures de visite 0900 – 1700. Du 1er Novembre au 31 Mars le monastère est fermé le Mercredi et le jeudi. Horaires d’ouverture 1000 – 1600. Le monastère de Roussanou Ce monastère, habité par des nonnes a été fondé au 16ème repose sur un rocher peu élevé et est très facilement accessible par un pont. Il y a de très belles fresques à contempler à l’intérieur de l’église. Jours et horaires d’ouvertureDu 1er Avril au 31 OctobreLe monastère est fermé le mercredi. Heures de visite0900 – 1745. Du 1er Novembre au 31 Mars le monastère est fermé le Mercredi. Heures de visites0900 – 1400. Le monastère Saint-Nicolas d’Anapafsas Ce monastère fondé au début du 14ème siècle, est très célèbre pour les fresques du peintre crétois Theophanes Strelitzas qu’il abrite. A ce jour, un unique moine occupe les lieux. Jours et horaires d’ouvertureDu 1er Avril au 31 OctobreLe monastère est fermé le de visites0900 – 1530. Du 1er Novembre au 31 Mars le monastère est fermé le vendredi. Heures de visites 0900 – 1400. Le monastère de Varlaam Il a été fondé en 1350par un moine du nom de Varlaam. Ilvivait seul sur ce rocher, et après son décès le monastère est resté à l’abandon jusqu’en 1517, date à laquelle deux riches moines venus de Ionanina ont escaladé le rocher et fondé le monastère. Ils ont, à la fois rénové et construit de nouvelles parties. Il est assez incroyable d’imaginer qu’il leur ait fallu 20 ans pour rassembler et acheminer tout le matériel au sommet par un système de treuillage mais seulement 20 jours pour finaliser la construction . Dans l’enceinte du monastère on trouve de magnifiques fresques, un musée avec des objets sacrés et une gigantesque citerne qui permet de stocker jusqu’à 12 tonnes d’eau de pluie. Jours et horaires d’ouvertureDu 1er Avril au 31 OctobreLe monastère est fermé le de visites0900 – 1600. Du 1er Novembre au 31 Mars le monastère est fermé le Jeudi et le vendredi. Heures de visites0900 – 1500. Le monastère de Saint-Stéphane Il fut fondé en 1400 après et c’est le seul monastère visible depuis Kalampaka. Il est habité par des nonnes et est très facile d’accès. On peut y contempler quelques fresques et un petit musée qui abrite des objets sacrés. Jours et horaires d’ouvertureDu 1er Avril au 31 OctobreLe monastère est fermé le lundi. Heures de visite0900 – 1330 et 1530- 1730. Du 1er Novembre au 31 Mars le monastère est fermé le lundi. Heures de visites 0930 – 1300 et 1500- 1700. Il existe deux manières de se rendre aux Météores; La première est de passer par Kalampaka et la seconde de traverser Kalampaka et d’entrer aux météores par le village de Kastraki. C’est cette seconde manière qui permet d’emprunter la route la plus impressionnante. Si vous êtes limité par le temps, le monastère que vous devez absolument visiter est celui du grand Météore. C’est le plus grand et de nombreuses parties sont accessibles au public. Pour découvrir la plupart des monastères, sachez que vous devrez monter un certain nombre de marches pour y accéder et que vous devrez être correctement vêtu. Les hommes ne doivent se présenter en shorts et les femmes doivent revêtir des jupes longues. C’est la raison pour laquelle des jupes longues sont données aux femmes à l’entrée de chacun des monastères. En dehors de la visite des monastères, il y a beaucoup de choses à faire dans la zone des Météores. En tout premier lieu, vous pouvez vous relaxer et profiter du magnifique paysage. On y trouve également de nombreuses activités de plein air comme l’escalade, la randonnée sur l’un des multiples sentiers ou encore le VTT ou le rafting. Où séjourner à Météores Kalampaka La plupart des hôtels situés sur les îles Météores sont plutôt anciens mais je peux malgré tout vous en conseiller quelques-uns. Le Meteora Hotel à Kastraki est un lieu magnifiquement agencé avec des lits douillets et une vue spectaculaire sur les falaises. Il est situé un peu en retrait de la ville mais reste accessible depuis celle-cien seulement quelques minutes de voiture. Cliquez sur ce lien pour plus de détail. L’hôtel Doupiani House possède également des vues fabuleuses et ne se situe qu’à quelques enjambées du monastère Agios Nikolaos Anapafsas. Il se trouve en périphérie de la ville de Kastraki. Cliquez sur ce lien pour plus de détail. L’hôtel familial et traditionnel Hotel Kastraki est situé dans la même zone, juste sous les rochers du village de Kastraki. Il est un peu plus ancien que les deux précédents mais les commentaires élogieux des récents clients affirment tous que c’est un endroit confortable et accueillant. Cliquez sur ce lien pour plus de détail. A Kalambaka, le Divani Meteora est un hôtel confortable et spacieux qui met à disposition un restaurant et un bar sur place. Le complexe est situé au centre de la ville le long d’une route très fréquentée ce qui peut se révéler un handicap pour une certains clients. Toutefois, c’est vraiment un lieu pratique pour se rendre en ville à pied. Cliquez sur ce lien pour plus de détail. En fin, le meilleur des hôtels se trouve à près de 20km des falaises des Météores. Le Ananti City Resort est à la fois un hôtel de luxe et un spa situé sur les collines à la périphérie de Trikala. Pour les touristes qui souhaitent admirer les falaises ce n’est peut être pas le meilleur choix mais Trikala est la plus grande ville de la région et c’est une destination vraiment très prisée pour un week-end prolongé. Si vous venez ici en voiture, Ananti City Resort est vraiment le lieu idéal pour séjourner. Cliquez sur ce lien pour plus de détail. Où se restaurer dans les Météores Le restaurant Panellinio est une taverne traditionnelle située sur la place centrale de Kalampaka. J’avais déjeuner là-bas il y a quelques années, lors de ma précédente excursion dans les météores. À l’époquej’avais dégusté une moussaka dont je me souviens encore. A l’occasion de mon récent séjour, j’ai demandé conseil dans mon hôtel sur les lieux où me restaurer dans Kalampaka et on m’a re-dirigé vers cette même adresse en me précisant que la nourriture y était excellente et les prix vraiment très abordables. Vous-êtes vous déjà rendus aux Météores? Qu’y avez-vous préféré?
Codycross est un jeu mobile dont l'objectif est de trouver tous les mots d'une grille. Pour cela, vous ne disposez que des définitions de chaque mot. Certaines lettres peuvent parfois être présentes pour le mot à deviner. Sur Astuces-Jeux, nous vous proposons de découvrir la solution complète de Codycross. Voici le mot à trouver pour la définition "Faire entrer un religieux dans un monastère" groupe 175 – grille n°2 cloitrer Une fois ce nouveau mot deviné, vous pouvez retrouver la solution des autres mots se trouvant dans la même grille en cliquant ici. Sinon, vous pouvez vous rendre sur la page sommaire de Codycross pour retrouver la solution complète du jeu. 👍
Doux-le-ciné a passé un week-end dans une abbaye de soeurs bénédictines, pour préparer son baptême et vous raconte son expérience. Publié pour la première fois le 23 février 2012. Quand on est droguée à madmoiZelle, on l’est partout je m’en suis rendue compte ce week-end, que j’ai passé dans une abbaye de sœurs bénédictines okay, j’ai enchaîné trois gros mots là, mais n’ayez pas peur. Vu que c’est une expérience de fifou, je m’en vais de ce pas vous raconter ça. Aux demoiZelles pleines de préjugés, lisez et soyez rassurées tous mes a priori étaient encore pires que les vôtres. Qu’est-ce que je fais là, moi ? Étant une jeune fille atypique pleine d’idées étranges, je me suis lancée il y a un mois dans la préparation au baptême adulte catéchuménat, de son petit nom. Mais cette décision n’a pas vraiment été prise sur un coup de tête depuis ma plus tendre enfance, je veux me faire baptiser, mais je me heurtais toujours au refus de ma mère qui considérait que je devais attendre d’être adulte pour choisir une religion. J’ai toujours été, seule, à l’église, sans vraiment savoir si je croyais en Dieu, simplement parce que je m’y sentais protégée, à ma place… mais sans oser franchir cette étape que je considérais encore comme un interdit », par peur de manquer de maturité. Au final, à 19 ans révolus, après une remise en question notamment provoquée par une rupture compliquée, j’ai décidé d’assumer pleinement ma foi. Après avoir contacté ceux et celles qui s’occupent du catéchuménat, je me suis lancée dans cette aventure d’une durée minimum de deux ans, et quand on m’a parlé de ce week-end dans une abbaye, j’ai été enthousiasmée et fascinée à l’idée de vivre comme les sœurs qu’on voit à la télé ». Je trouvais ça drôle, original, mais aussi mystérieux et intriguant. Me voilà donc partie, munie de mon sac de randonnée bourré de trucs inutiles crème anti-cellulite et poches à vomi en plastique, on ne sait jamais, pour passer 36 h à vivre au rythme des sœurs bénédictines sous ce mot barbare se cachent simplement des femmes suivant les règles édictées par St-Benoît. Ce à quoi je m’attendais… Pour moi, une abbaye, c’était ça Un endroit glacial, sombre, réservé aux sœurs et interdit aux laïcs. Je m’attendais à de vieux bâtiments, à un silence pesant où je n’oserais bouger le petit doigt de peur de réveiller la colère divine. Je pensais aussi que ce serait interdit à tout homme, pour éviter les tentations je pense que vous me comprendrez si je dis que pour moi, vivre sans le bonheur du frifri semble inconcevable. Quant aux sœurs, j’en avais un peu peur en les croisant dans la rue, je me mettais presque à transpirer, parce qu’elles imposent le respect et que je ne savais pas comment les considérer un peu comme les gens en fauteuil qu’on te dit de ne surtout pas fixer quand tu es enfant. Bref, je m’attendais à un groupe de vieilles femmes pas très jolies balbutiant de leurs voix rauques. Comme vous voyez, niveau préjugés, j’étais pas mal partie… Comment c’était vraiment… Désormais pour moi une abbaye c’est comme ça Les sœurs sont en effet habillées de façon bien spécifique, les différentes couleurs de voiles indiquant leur avancement dans la vocation ou l’abbaye d’où elles proviennent. Elles vivent à temps complet dans l’abbaye, jusqu’à la fin de leurs jours, comme en témoignèrent certaines très, très vieilles femmes. L’essentiel de leur vie est évidemment dédié à la prière et à la vie en communauté ; elles gagnent leur vie grâce à une imprimerie où elles travaillent quelques heures par jour. Les prières se déroulent sous forme de psaumes, des textes religieux mis en poésie ou en chanson. Mais l’intérieur de l’abbaye est neuf, minimaliste, voire contemporain, assez semblable aux tribunaux qu’on voit à la télé. J’étais un peu déçue, je l’avoue, à cause de mon affection pour les vieilles églises qui traversent les années et portent en elles la marque de toutes les vies qui les ont peuplées… Cela dit, je ne me suis pas vraiment plainte de la modernité et du confort du bâtiment, vu qu’il faisait -13° dehors ! Comment s’est passé le week-end ? Notre groupe de 15 personnes a été accueilli par la sœur hôtelière qui nous a guidés vers nos chambres, très sobres, uniquement décorées d’une croix au mur. Première surprise femmes et hommes étaient réunis dans le même couloir et partageaient les mêmes sanitaires. Je pense que c’était pour nous soumettre à la tentation, mais c’est peut-être le célibat qui parle… Voici le programme du samedi 15 h 30 Partage et réflexions autour d’un psaume que nous avons lu et commenté en groupe, ce qui nous a permis d’apprendre à nous connaître. En effet, les textes de la Bible se réfèrent très souvent à des choses de la vie quotidienne, comme la peine ou les épreuves endurées, et partager sa sensibilité vis-à-vis de ces écrits face à une bonne dizaine d’inconnus force à se référer à sa propre expérience, et donc à s’ouvrir en évoquant des événements parfois assez intimes. 17 h Les Vêpres, un moment de prière lors duquel nous avons assisté aux chants de psaumes des sœurs ainsi qu’à une séance de prière plus classique. Première rencontre réelle avec la foi des bénédictines, et je peux vous assurer qu’on ne reste pas indifférent devant quarante femmes chantant avec talent des textes pleins d’amour malgré ma confusion pour trouver les bons textes dans le livre qu’on nous avait confié, et les plaintes de mon estomac réclamant son goûter. Sans jamais se parler entre elles, les sœurs font les mêmes gestes aux mêmes moments, comme si elles partageaient un esprit commun, donnant aux temps de prière des airs de chorégraphie réglée au millimètre. Par contre, elles ne se déplacent pas en groupe, mais plutôt une par une, chacune saluant devant l’autel avant de rejoindre sa place ou de quitter la salle. 18 h Lecture d’un texte de la Bible. On commence à se connaître entre membres du groupe, et cette étape m’a amenée à une profonde remise en question. Dans la vie, je suis plutôt du genre gossip girl, toujours à critiquer à tort et à travers, et je me rends compte qu’ici, il me faut aller au-delà des apparences et des défauts parfois horripilants pour apprendre à écouter ce que les autres ont à dire, accepter ce qu’ils peuvent m’apporter. Mais le naturel revient au galop, et j’oscillais entre deux états d’esprit De toute façon, lui, j’l’aime pas » contre Il a des défauts mais c’est d’abord une personne, écoute son histoire et ne le juge pas ». Ce n’était pas facile, mais j’essaie de me rappeler à moi-même, au quotidien, que je ne peux pas porter de jugement sur une personne sans connaître sa vie, son parcours et les raisons qui ont fait d’elle ce qu’elle est. Je n’y arrive pas forcément, mais j’essaie. 18h55 Dîner silencieux précédé du bénédicité. Je peux vous dire que quand vous êtes une stressée de la bouffe qui a peur d’en mettre partout ou de s’étouffer avec sa soupe, et qu’en plus vous ne savez pas dire le bénédicité, ce n’est pas du tout cuit ! C’est à cette occasion qu’on se retrouve enfin ensemble, sans avoir à parler ni à prier, et qu’on peut réfléchir pour esquisser un premier bilan. On peut regarder les autres et se demander si on a vraiment des choses en commun avec eux, si notre place est bien là, à la table de ces personnes qui semblent si différentes… C’est aussi le premier vrai contact avec les sœurs qui ont préparé le dîner. Les divers groupes en retraite religieuse mangeaient tous ensemble dans l’abbaye, donc nous avons tous fait notre part pour débarrasser les tables, faire la vaisselle et ranger les reliefs du repas. C’était un moment vraiment agréable, comme ces grands repas de famille où ce qui est une corvée devient un plaisir, puisqu’on est en bonne compagnie. 20 h 45 Vigiles, la dernière prière de la journée, pour laquelle les psaumes sont agencés de façon à préparer au repos, avec beaucoup de moments de silence entre les chants, invitant à la méditation et au sommeil. Au final, une journée passée à prier et à penser à la religion, sans pour autant se sentir forcée, c’est agréable. J’ai eu l’impression de n’avoir aucun moment de libre, mais d’un autre côté, j’ai passé mon temps à méditer sur moi-même ou à aller à la rencontre de l’autre. J’ai compris ce que signifie réellement le fait de passer dans une abbaye une vie régie par les temps de prière, qui correspondent d’ailleurs à des étapes de la vie du Christ. Après une bonne nuit de sommeil ponctuée des Béni sois-tu, Seigneur » chantés par les sœurs, on passe au programme du dimanche 6 h 25 eh oui, on se lève à 5 h 50 un dimanche matin… Laudes, où on écoute les sœurs lors de la première prière très courte, visant à saluer Dieu en ce début de journée qui marque la résurrection de Jésus. 7 h 15 On file petit-déjeuner sans hésiter. 9 h Une messe donnée par des prêtres, et un évêque de retour du Vatican. Étrangement, j’ai bien plus de facilité à me plonger dans la prière et à réellement écouter lorsqu’il s’agit d’une voix masculine, et j’étais heureuse de retrouver ces timbres qui m’avaient un peu manqués le samedi. Il s’agit d’une messe classique, comparable à celle de n’importe quelle église un dimanche matin, et les gens du village faisaient partie de l’assemblée. Contrairement à ce qu’on peut penser, une abbaye est un endroit très ouvert et il est généralement facile d’assister aux temps de prière. 12 h 30 Déjeuner, précédé de la Sexte, une prière, et de l’éternel bénédicité. Le dimanche a un air de fête, puisqu’on a le droit de parler ! 14 h Rencontre avec une sœur toute jeune qui me lançait des regards complices. Écouter cette fille, qui aurait pu être mon amie dans une dimension parallèle, nous raconter son parcours, c’est un peu un choc ! Elle nous parle de sa vie d’avant », quand elle était pharmacienne, heureuse de son métier, de ses sorties entre amis. Elle nous narre toutes les étapes à traverser pour devenir un membre à part entière de la communauté des sœurs, et puis sa vie présente. Elle assiste à beaucoup de cours de chants ou de religion, à des formations, et ne peut voir ses amis ou sa famille que rarement, à l’abbaye. Lorsqu’elle doit s’éclipser, contrainte d’aller assister à une prière, elle nous dit qu’elle y glissera un mot pour nous, et nous demande de faire de même pour elle… Et alors, au final ? Au final, sans surprise les préjugés, c’est mal. J’ai trouvé lors de mon séjour à l’abbaye un peu de nourriture pour le corps et l’esprit, une certaine sérénité alors que j’étais arrivée préoccupée par un jean que je ne pouvais pas me payer, et de jolies rencontres avec des gens bien différents faire la vaisselle ensemble, ça crée des liens, on ne le dira jamais assez. Cela dit, jamais je ne pourrais vivre sans ma famille, mes amis, et… madmoiZelle ! Rendez-vous compte, là-bas, elles n’ont que les journaux… et j’ai dû attendre mon retour pour apprendre la mort de Whitney Houston ! Vous imaginez ? Témoignez sur Madmoizelle ! Pour témoigner sur Madmoizelle, écrivez-nous à [email protected] On a hâte de vous lire !
Leurs chants résonnent dans la basilique Sainte-Marie-Madeleine à Vézelay. Prières saisissantes. Depuis 1993, les moniales et moines des Fraternités monastiques de Jérusalem sont au service de la basilique messes, catéchèse. On leur a aussi confié une mission d’accueil, des pèlerins notamment YR du 22 juillet. Plus bas, plus isolé, la Cordelle accueille les frères franciscains depuis 1217. C’est le premier lieu d’implantation d’une communauté franciscaine en France, à l’initiative du frère Pacifique, envoyé par saint François d’Assise. La chapelle du XIIe siècle, fondée par les Bénédictins, attire les touristes. Cinq frères franciscains, sept moines et onze moniales de Jérusalem vivent à Vézelay. Retirés dans un ermitage ou un monastère, mais au cœur de la vie du village, de la paroisse, des Vézeliens. Les offices, les prières, sont partagés avec les laïques. Et tous travaillent ou sont engagés dans la paroisse. Ce n’est pas une fuite du monde » On vit une certaine solitude, une certaine prière. On choisit la vie en cellule, une vraie vie monastique, mais ouverte sur le monde », décrit frère Grégoire, le prieur des Fraternités monastiques de Jérusalem. Au sujet de sa vocation, il explique C’est une relation avec Dieu. Je pensais que cette dimension au Seigneur devait prendre plus de place dans ma vie. » On vit une certaine solitude, une certaine prière. On choisit la vie en cellule, une vraie vie monastique, mais ouverte sur le monde » Frère Grégoire Prieur des Fraternités monastiques de Jérusalem. Toute vocation est un mystère. Mais ce n’est pas du tout une fuite du monde. On a une inclination qui nous attire ici. Pour moi, c’était la liturgie, la vie fraternelle, un bel équilibre de vie entre la prière, la communion avec le monde, la vie en solitude et le travail, témoigne sœur Jeanne, la prieure. On est frères et sœurs, on se partage la mission. On n’a pas choisi la facilité. On chemine ensemble, on décide ensemble. C’est un beau défi dans notre monde, et pour l’Église. » Moines et moniales des Fraternités monastiques de Jérusalem prient ensemble, célèbrent la messe ensemble, à la basilique de Vézelay. C’est toujours un appel du Seigneur. Il y avait cette phrase qui me parlait beaucoup “Va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi”, raconte à son tour frère Florent, le gardien de la fraternité des Franciscains et aumônier au centre de détention de Joux-la-Ville. Nous sommes des religieux. Nous centrons notre vie sur le christ. Avant tout, ici, c’est un ermitage, donc un lieu de prières. » Au service de l’autre Le frère Jean-Baptiste — qui a aujourd’hui quitté la Cordelle, mais y revient souvent —, a connu l’ermitage de Vézelay après le bac, avant de reprendre ses études de théologie. J’ai fait une retraite ici. J’y ai découvert l’esprit de saint François la contemplation, la retraite, l’annonce. Les Franciscains sont des prédicateurs, des itinérants. Fils de marchand de draps, saint François a choisi la pauvreté, puisque l’argent corrompt. Les frères ne doivent rien posséder et ils travaillent, au milieu des gens. On a changé de société, mais ce qui reste vrai, c’est la proximité avec les gens et une attention particulière pour les marginaux, les exclus. » Mélanie Marois
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